lundi 6 février 2012

outil magique

Cela fait quelques temps que je me dis que j'allais le faire. Un collègue me l'a conseillé (merci Georges ) Alors le week-end dernier je m'y suis collé. Je me suis fabriqué un étau pour coudre le cuir.


La construction en soi n'a rien de compliqué, c'est le temps qu'il faut trouver. Donc voila j'ai fouillé dans mes chutes de contreplaqué, l'avantage en est l'élasticité. J'ai pris deux planches de 17cm de large (15cm peuvent suffire) et 80 cm de long. Je me suis basé sur la position que je voulais avoir pour travailler.

                    
 

Pour faire la pince j'ai juste fixé deux morceaux de bois que j'ai taillé légèrement en biais pour rattraper celui fait par la planche.
J'ai recouvert le tout d'une petite mousse et d'un morceau de Skaï qui me restait. Ainsi cela évitera de marquer les étuis.




 J'ai ajouter un axe de serrage bien que comme j'ai fixé solidement le bas de mes planches la propre élasticité du bois suffit à tenir l'étui.
Mais étant donné que je vais tirer dessus autant que ça tienne bien.


J'ai ajouté un morceau de Skaï en bas pour ne pas abîmer le sol sur lequel je travaille et je l'ai protégé d'une plaquette de bois pour pouvoir prendre appui avec mes pieds dessus et le tenir fermement au sol.


 Et voila le travail. du coup le test a été concluant, comme j'ai les deux mains libres pour coudre je tire pareil sur le fils et les coutures sont plus régulières. CQFD...

 
 
 
 




samedi 10 décembre 2011

C'est reparti...

Et voila juste un petit mot pour vous annoncer que les biennales de couteliers à Vallorbe ( http://mescouteaux.blogspot.com/2011/05/biennale-des-couteliers-vallorbe.html ) devient le Festival des couteliers.
http://www.museedufer.ch/fr/manifestations.htm
Donc à vos agendas... J'y serai les 7 8 et 9 avril 2012

samedi 12 novembre 2011

So Britsh

Voici un nouveau pliant.
Du sur mesure ou presque puisque la personne qui me l'a demandé n'était pas le destinataire direct. C'est pour son papa;
L'heureux homme, son fils avait une idée précise ou relativement de ce qu'il voulait. Du sobre mais original.


Alors au boulot.
La forge est sortie, les outils aussi et y' plus Ka....

J'ai pris pour cela une barre de torsion de voiture acier ressort qui prend bien la trempe.



Et frappe l'ami. Il faut battre le fer quand il est chaud dit-on....





Apparition de la pointe de la lame.


Et un beau rouge cerise... Mais ce n'est pas encore le moment de la trempe.

 La lame une fois découpée.


A la trempe j'ai eu un petit souci. Comme à chaque fois que je forge je le fais pour plusieurs lames. L'une d'elle (pas celle du couteau en prévision heureusement) était vraisemblablement trop fine. Elle a vrillé. Bonne pour la dèche.


Voici l'oiseau terminé ou presque. Le manche est en Padouk.


Je ne suis pas loin du dessin d'origine.


Un petit guillochage végétal...


Et un habit de sortie, assorti à la couleur du manche.




Petit plus, le papa étant randonneur je lui ai ajouté un petit passant pour mettre un mousqueton et ainsi attacher le couteau au sac ou ailleurs...


Quand je disais ou presque c'est parce que le jeune voulais de l'original. Il m'a demandé de reponcer le manche d'un côté seulement pour le rendre asymétrique.


J'avoue qu'au départ je n'étais pas chaud.


Mais le résultat était intéressant, surtout pour la prise en main, l'index entrant tout seul dans l'encoche.


Voila, il n'y a plus qu'à espérer que le papa sera content....
Encore du saucisson qui va souffrir.

dimanche 31 juillet 2011

Le Nomade


 Au delà des couteaux, cette passion me fait rencontrer des gens fantastiques. Ce sera l'objet d'un article prochainement.


Maud voulait un couteau original pour son compagnon. Alors elle m'a demandé de lui en faire un. Mais le choix n'étant pas simple, ils sont venus un soir et autour d'une bière fraiche nous avons discuté du projet.

Le Nomade voyait le jour discrètement.

D'habitude je travaille plutôt au feeling, ou à l'arrache comme dirait Doudou.
Pour celui là j'ai décidé de faire un plan et une maquette carton. Surtout pour assurer le perçage de la lame et ne pas me retrouver comme les derniers avec un angle trop important entre la lame et le manche.




Fabrice voulait une lame forgée (bon choix) avec le brut de forge visible (re bon choix)
.

J'ai donc décidé de prendre une barre de torsion pour faire la lame. L'avantage étant le diamètre faible au départ ce qui permet de forger moins longtemps. Et l'acier de ces barres reste souple. Donc le fil, même si il est plus fragile qu'avec du XC75, il est par contre plus facile à réaiguiser.


La pointe sera rabattue, car sur une lame aussi fine je ne peux pas le tirer comme je le fais avec les grands droits.


Et voilà le travail. Enfin une première partie du travail.


L'émouture est faite. J'ai pu remarquer qu'avec la modification que j'ai faite sur mon backstand (roue plus petite en sortie de moteur pour réduire la vitesse) j'obtiens un miroir plus net qu'avant.
Donc la vitesse a bien une incidence sur la qualité des polissages.



Et le guillochage "plume"



Pour la suite du travail j'ai protégé la lame avec du scotch. Si je raye le brut de forge avec une fausse manip, je n'ai pas de possibilité de récupérer l'erreur.


Et voila la lame prète pour la trempe.



Et c'est chose faite. Trempe à l'huile suivie d'un revenu d'une heure à 200°.



Pour le manche, Fabrice a voulu du vieux chêne (encore un bon chiox). Certains ne le trouvent pas noble. Le chêne est un arbre de chez nous. Il était sacré chez les celtes et les Druides y faisaient leur service. C'est aussi sous un chêne que Louis IX (Saint Louis) rendait la justice. Robin des bois avait son quartier général dans un chêne de la forêt de Sherwood ; et enfin il faut 80 ans de mariage pour arriver aux noces de chêne... Donc qu'est ce qui définit la noblesse d'un bois ? Si c'est sa rareté et par conséquent son prix, nous n'avons pas la même définition de la noblesse...
Le Chêne est un Bon Choix.

J'ai donc pris un nouveau morceau dans ma vieille poutre de Haute Saône.


Une fois rabotté pour travailler en avant pour la découpe.


Et enfin le couteau fini.








Reste à lui préparer un costume de sortie.


Et voilà.

Le Nomade est prêt à prendre la route. Et ce n'est pas un vain mot.
Parmi tous les couteaux qui ont quitté mon atelier, celui là sera certainement un de ceux qui verra le plus de paysages. Fabrice est un nomade dans l'âme si je l'ai bien compris. D'ailleurs en sortant de chez moi ils remontaient dans leur camping car et roule....
Bon vent à vous. Et continuez ainsi sans rien changer.
Merci à vous pour cet échange.

Et quand je dis qu'il va voyager....

Son baptême sur le bord d'une route...

Devant la biscuiterie Eponyme

Dans le parc du chateau de Chambord

Dans la main du Nain de Cheverny